jeudi 9 mars 2017

Les 6 raisons principales de l’échec constant de la grande majorité des associations en Haiti

Associations, fondations, ONG, un tas d’entités sociales, c’est ce qui ne manque pas en Haïti. C’est pourquoi certains disent que c’est un pays d’ONG. Tous veulent faire croire qu’ils sont là pour le développement, l’encadrement et le progrès. Mais très peu d’entre eux peuvent se vanter d’avoir fait quelque chose de positif. Alors, qu’est-ce qui expliquerait cet échec ?

En tant qu’entrepreneur versé dans la sociologie, je me suis penché sur ce phénomène et avoir remarqué six raisons principales :

Premièrement, c’est l’absence de plan stratégique. La grande majorité des associations ne comprennent même pas le terme plan stratégique. En ce sens, elles ne font que chercher des petites opportunités et des petits moments de gloire, sans savoir où elles sont ni leur destination. Le Group Katapausis travaille selon un plan stratégique de dix ans, et il est même en avance par rapport aux livrables escomptés. 

Deuxièmement, elles veulent remplacer l’Etat. Elles s’interfèrent dans tous les domaines. Ainsi sont-ils incapables d’avoir un produit ou un service fort. Quant au Katapausis, il s'investit dans les opportunités sociales et économiques.

Troisièmement, trop d’incohérence. Perdu, sans plan, désireux de tout faire, elles sont comme perdues : Ce qu’elles disent est différent de ce qu’elles font, ce qu’elles font sont l’opposé de ce qu’elles pensent. Ne vous étonnez pas de voir une fondation demander de l’aide financière à une association.

Vous avez besoin du support pour progresser efficacement ? Contactez-nous maintenant au (509) 33 90 9024. 

Quatrièmement, elles sont des attentes irréalistes. Elles se présentent comme des instruments de mendicité, et croient qu’on devrait les aider à tout prix en dépit de leur ignorance de leur savoir-faire et de leurs perspectives.

Cinquièmement, c’est l’absence de valeurs. La majorité des associations n’ont pas de valeur : elles fonctionnent dans idéal, sans philosophie. Comme je l’avais décrit dans un autre post, leurs leaders ne sont même pas en mesure de faire la différence entre philosophie, mission, vision et objectif.

Sixièmement, c’est le choix des ressources humaines. Sans plan stratégique, rédigeant des projets juste pour se faire un peu d’argent au détriment des enfants et des faibles, incohérents, et sans idéal, l’équipe marche sans savoir où ils vont. 


Josué PIERRE-PAUL, entrepreneur 
President du Group Katapausis