mercredi 17 janvier 2018

Pourquoi les autorités haïtiennes ne font-elles rien de positif et de durable pour les jeunes en Haiti ?

De plus en plus de jeunes, surtout les jeunes filles, témoignent à notre bureau leurs expériences avec des hommes travaillant au solde de l’Etat. Et cela nous tracasse à un niveau alarmant. Nous finissons par comprendre ce qui suit :

Les rapports des personnes en grande majorité travaillant au solde de l’Etat, dans l’exécutif, le législatif et le judiciaire, sont strictement sexuels : Des élus, des ministres, des directeurs généraux, voire des superviseurs demandent aux jeunes de s’ouvrir à des activités sexuelles immorales pour pouvoir bénéficier de quelques sommes d’argent, du travail ou d’autres avantages. Ils laissent leurs conjoints (es), leurs enfants, pour pervertir les jeunes. Ils n’ont besoin des jeunes que pour des shows « de lesbiennes », des moments de coït, et des indécences.

"On m'a promis du travail en échange d'un moment de sexe. Apres, on fait semblant de ne pas me connaitre", témoigne Lolita*. "J'ai été surpris de voir un homme qui me demande de sortir et faire l'amour avec lui, moi qui suis du même sexe que lui, pour pouvoir trouver du travail", ajoute un jeune homme universitaire. La grande majorité des victimes ne porte pas de plainte contre ces autorités parce qu'ils sont certains qu'ils n'auront pas de justice, car le système entier est pourri à leurs yeux. 

Des autorités qui corrompraient les jeunes, utilisant leur influence pour en faire des prostitués de toutes sortes, quels programmes vont-ils exécuter pour la jeunesse ? Quelles lois vont-ils voter en réalité au profit des jeunes en situation difficile ? Quelle s mesures prendraient-elles pour faire justice à cette jeunesse victime à tous les niveaux ? Les pouvoirs publics seraient-ils devenus de grands espaces de prostitution et de corruption ?

Ce n’est donc pas sans raison que le chômage ait atteint un pourcentage assez élevé, que ceux qui forment les jeunes soient traités comme des oubliés, que la corruption et la prostitution soient devenues la règle sociale, etc. jusqu’à ce qu’un fonctionnaire canadien ait dit que la vie des haïtiens en Haïti est pire que celle d’un chien au Canada, qu’un trinidadien ait déclaré qu’Haïti est une honte pour la Caraïbes et que le président américain Donald Trump ait proféré qu’Haïti est un pays de trou de merde.

L’ancien président américain Bill Clinton a précisé que, dans sa réaction aux déclarations de Trump, les Haïtiens n’ont pas souvent eu le gouvernement qu’ils mériteraient en tant que peuple brave et fort. De son côté, le journaliste américain Anderson Cooper affirme que le gouvernement haïtien a abandonné son peuple, et les Haïtiens sont forts. 



Josué Pierre-Paul


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